Exposition : Le secret des nuages


Exposition des ateliers d'arts plastiques.
Le Populaire. Juin 2008. Article : Jean Desnoyers

Arts plastiques et Cinéma d'animation



Présentation de l'atelier "Arts plastiques et cinéma d'animation".
Revue Bonjour de Saint-Junien. Décembre 2007. Article : Nathalie Couty

Magasin Zin-Zin


Stage d'arts plastiques.
Le Populaire. Juillet 2007

Spectacle : On ne remonte pas sa montre avec des larmes

Anny Dayan Rosenman
MCF à l’UFR STD de l’Université Denis Diderot-Paris VII
Paris, le 5 Juillet 2005.

Dans le cadre de mon séminaire de Maîtrise / DEA , donné à Paris-7 et consacré au témoignage et à l’écriture des survivants de l’univers concentrationnaire et de la Shoah , j’ai pris connaissance du travail de Mathieu Benayoune.. Convaincue de la justesse de son approche, je me suis portée garante afin qu’il puisse donner deux représentations de son spectacle « On ne remonte pas sa montre avec des larmes » à l’amphithéâtre de l’Université Paris7-Denis Diderot, représentations auxquelles j’ai assisté avec mes étudiants et qui est un spectacle de grande qualité.
Le travail de mise en écho de L’espèce humaine de Robert Antelme et de Si c’est un homme de Primo Levi est remarquable d’intelligence et de dépouillement. Le jeu de deux comédiens entre lecture et représentation théâtrale, le morceau joué par un violoncelliste en solo, respectent la force et la sobriété des œuvres, leur puissance et leur pudeur, la dimension collective de ces voix solitaires.
De même, le choix des séquences lues traduit une véritable compréhension des deux œuvres, une volonté et une capacité de faire sentir au public que l’enjeu qui fonde le récit des témoins est bien celui de rester inscrit dans une humanité dont on avait voulu les exclure.
J’espère que ce beau travail trouvera la reconnaissance qu’il mérite.
Anny Dayan Rosenman.

Spectacle : On ne remonte pas sa montre avec des larmes


Touchant, poignant, émouvant… les qualificatifs ne manquent pas et se bousculent pourtant au moment de raconter « On ne remonte pas sa montre avec des larmes ».
Mis en scène par Matthieu Benayoune, ces bouleversants témoignages sur l’horreur des camps de concentration lors de la Seconde Guerre mondiale nous oblige à un devoir de mémoire dont chacun ne saurait se départir. Savoir se souvenir.
Sur les planches de l’Espace Noriac, Marie Thomas et Olivier Antoine se relaient en effets près de deux heures durant avec une rare justesse et nous proposent de revisiter les récits de Primo Lévi (« Si c’est un homme ») et Robert Antelme (« L’Espèce humaine »).
Primo Lévi a 24 ans lorsqu’il est arrêté en décembre 1943 par la milice fasciste italienne et envoyé à Auschwitz. Durant tout le reste de sa vie, jusqu’à son suicide en 1987, il témoignera sans relâche de son expérience concentrationnaire. « Si questo è un uomo » (« Si c’est un homme »), paru en 1947, fut traduit dans une dizaine de
langues et adapté à la radio et au théâtre. Robert Antelme est lui arrêté en 1944 par la Gestapo et déporté à Dachau. A la libération du camp en mai 1945, il est retrouvé in extremis dans le bloc des mourants. En 1947, il publie « L’espèce humaine » et s’éteindra en 1990 à l’âge de 73 ans.

Retranscrire des émotions à travers de telles histoires n’est pas chose aisée. Les acteurs de « On ne remonte pas sa montre avec des larmes » le font à merveille. L’interprétation est impeccable, la diction juste et efficace,
la mise en scène parfaite. A voir et à revoir. Et à se souvenir.

Xavier Georges
Article paru dans Centre France le Jeudi 9 Mai 2002